Quand les fondations ne portent plus, ou qu'un élément porteur est atteint, la réparation commence sous l'ouvrage. Nous réalisons ces travaux sur la base du diagnostic, en concertation avec les bureaux d'études, les géotechniciens, les experts et les assurances.

Reprendre en sous-œuvre, c'est intervenir sous un ouvrage existant, sans le démolir, pour lui redonner un appui durable.
La plupart des maisons reposent sur des fondations superficielles : des semelles posées à faible profondeur, qui transmettent les charges au sol immédiatement sous le bâtiment. Tant que ce sol reste stable, l'équilibre tient.
Il se rompt quand le sol d'assise perd sa capacité portante ou se met à bouger : terrain argileux soumis au retrait et au gonflement, sol hétérogène, remblai mal compacté, terrassement à proximité, dégradation liée à l'eau. Les fondations suivent ce mouvement de façon inégale, et la structure fissure.
La reprise en sous-œuvre consiste alors à reporter les charges plus bas, sur un horizon porteur stable, ou à élargir et renforcer l'assise existante. Le principe ne change pas : on ne répare pas la conséquence sans traiter l'appui.
Le même raisonnement vaut au-dessus du sol. Une poutre, un plancher ou un mur porteur atteint ne se répare pas en surface : il se dimensionne, se renforce ou se remplace, avec un étaiement pensé pour la durée de l'intervention.
Quatre familles de désordres qui ne se traitent pas en second œuvre, quelle qu'en soit l'origine.
Le bâtiment ne descend pas uniformément. Fissures en escalier, ouvertures qui coincent, décollements : les désordres se concentrent là où le mouvement est le plus fort.
Assise trop faible, sol hétérogène, remblai, ou charges devenues supérieures à ce que la fondation d'origine pouvait reprendre.
Poutre, solive, plancher ou mur porteur dégradé par l'eau, le feu ou le temps. La réparation passe par un dimensionnement, pas par une reprise de surface.
Ouverture dans un mur porteur, création d'un niveau, extension accolée : tout report de charges se calcule avant d'être réalisé.
Ces situations ont un point commun : elles ne se traitent pas à la vue. Le type de fondation, la nature du sol d'assise et l'état réel des éléments porteurs conditionnent entièrement la solution. C'est le diagnostic qui les établit, et c'est lui qui commande les travaux.
Aucune reprise de fondation ou d'élément porteur ne se décide à l'œil. Quatre choses se posent avant le premier coup de pelle.
Le sol. Lorsque l'origine est géotechnique, un diagnostic de sol identifie la cause du désordre et les caractéristiques de l'horizon porteur. C'est lui qui détermine à quelle profondeur et sur quel type de fondation reprendre l'ouvrage.
L'ouvrage. En parallèle, l'examen de la structure établit ce qui se conserve et ce qui se reprend : état des éléments porteurs, descente de charges, repérage des armatures dans les ouvrages béton avant toute intervention.
La conception. Les solutions réparatoires sont dimensionnées par calcul, puis traduites en plans et en pièces écrites. Cette mission de maîtrise d'œuvre peut être confiée à Asco Conseil, cabinet avec lequel nous travaillons régulièrement, ou à tout autre bureau d'études.
L'exécution. Nous réalisons les travaux sur cette base, en concertation avec les compagnies d'assurance, les cabinets d'experts, les géotechniciens et les bureaux d'études. Nous n'engageons pas une reprise structurelle sans ce cadre.
Choisies selon la nature du désordre, la profondeur de l'horizon porteur et les contraintes du site, avec nos équipes et nos partenaires.
Réalisés en sous-œuvre par passes courtes alternées, ils ceinturent le bâti, élargissent l'assise et servent de support de fixation. Les passes alternées permettent de travailler sous un ouvrage sans le déstabiliser.
De faible diamètre, les micropieux traversent les terrains difficiles pour aller chercher un horizon porteur stable, puis sont raccordés à l'ouvrage par des longrines ou des massifs de reprise. Leur matériel compact passe là où une foreuse classique n'entre pas.
Diagnostic technique des éléments, dimensionnement par calcul de structure des pièces à remplacer, puis dépose et remise en œuvre, y compris la manutention des poutres porteuses en espace contraint.
Mise en sécurité et étaiement pendant l'intervention, puis reprise de tout ce que le chantier a ouvert : cloisons, doublages, sols, peintures. Embellissements intérieurs et extérieurs de A à Z.
Du diagnostic à la réception, chaque étape suit un ordre technique précis. Nous l'avons détaillé pas à pas, avec ce que nous prenons en charge et ce qui reste de votre côté.
Une reprise de fondations n'oblige pas toujours à quitter les lieux.
Beaucoup de ces chantiers se déroulent dans des bâtiments habités ou exploités. Longrines réalisées par passes alternées, matériel compact, phasage adapté : ces techniques existent précisément pour intervenir sans immobiliser l'ouvrage.
Nous nous adaptons aussi aux contraintes du site : accès difficiles, ouvrages existants à conserver, végétation à protéger. Ce qui est possible ou non se détermine au cas par cas, et nous l'annonçons avant le démarrage.
C'est l'ensemble des travaux réalisés sous un ouvrage existant pour renforcer ses fondations ou reporter ses charges sur un sol plus profond, sans le démolir.
Pas systématiquement. Beaucoup de reprises se font en site occupé, grâce à des techniques prévues pour cela. Cela dépend de l'ampleur de la reprise, de l'accès au chantier et du phasage retenu.
Parce que l'horizon porteur est trop profond pour une reprise par élargissement de semelle, ou parce que l'accès ne permet pas d'autre matériel. Le choix découle du diagnostic, pas d'une préférence.
Oui. Les travaux de reprise en sous-œuvre participent à la solidité de l'ouvrage : ils relèvent de l'assurance décennale de l'entreprise qui les réalise.